Smic : une hausse dès le 1er décembre ? Ce que l'on sait des projets du gouvernement

Le gouvernement envisage d'avancer la revalorisation du Smic au 1er décembre. Rien n'est acté : montants évoqués, calendrier et positions des syndicats.

Illustration : une fiche de paie, une pile de pièces et une flèche montante devant un calendrier
Illustration générée par IA (FLUX.2 / Cloudflare)

L’essentiel : Le gouvernement étudie une revalorisation anticipée du Smic, qui pourrait s’appliquer dès le 1er décembre 2026 au lieu du 1er janvier. Au 29 octobre, rien n’est décidé. Les pistes évoquées vont d’une avance d’environ 1 %, soit une quinzaine d’euros nets par mois, à un « coup de pouce » supplémentaire. Les arbitrages sont attendus avant la journée de mobilisation syndicale du 5 novembre.

Combien gagne-t-on au Smic aujourd’hui ?

Depuis le 1er juin 2026, le Smic s’élève à 12,31 euros bruts de l’heure, soit 1 867,02 euros bruts par mois pour 35 heures hebdomadaires (environ 1 477,93 euros nets), selon Service-Public.fr. Cette hausse de 2,41 % était automatique : elle a suivi l’inflation.

Pourquoi parle-t-on d’une hausse en décembre ?

Le Smic est revalorisé chaque 1er janvier. Le Code du travail prévoit aussi une hausse automatique en cours d’année quand les prix progressent d’au moins 2 % depuis la dernière revalorisation. L’indice retenu est celui des prix des 20 % de ménages les plus modestes, hors tabac.

Ce seuil semble encore loin. Selon les calculs de Selectra, l’indice a progressé de 0,8 % entre avril et septembre : il faudrait un bond de plus de 1 % en un seul mois pour déclencher une hausse automatique au 1er décembre. L’Insee publiera son estimation de l’inflation d’octobre le 30 octobre, et les chiffres définitifs le 13 novembre.

La piste étudiée est donc surtout politique. Selon des informations de franceinfo, des Échos et de Capital, relayées par TPE Actu, le gouvernement envisage d’avancer la revalorisation prévue en janvier, voire d’y ajouter un coup de pouce. Ce serait une première depuis juillet 2012. Le 24 octobre, sur franceinfo, le ministre de l’Économie Roland Lescure a déclaré : « Si l’inflation se poursuit (…), évidemment le Smic poursuivra son augmentation. » Il a ajouté que le calendrier serait discuté avec les partenaires sociaux.

Quels montants sont sur la table ?

Option Hausse Gain mensuel estimé
Avance de la revalorisation de janvier Environ 1 % Environ 15 € nets
Hausse de 2 % (calcul Selectra) 2 % +37,34 € bruts, soit environ +29,56 € nets
Demande de la CFTC 1,6 à 2 % 25 à 30 € nets
Demande de la CFDT Forfait 100 € nets
Demande de la CGT 10 % Environ 187 € bruts

Selon TPE Actu, une avance ne s’ajouterait pas à la hausse de janvier : il s’agirait de l’anticiper. Un coup de pouce de « quelques dizaines d’euros » serait aussi à l’étude, selon Capital.

Que disent les syndicats et le patronat ?

Le ministre du Travail, Jean-Pierre Farandou, a reçu les organisations syndicales et patronales à partir du 23 octobre. Sur BFM Business, le président de la CFTC, Cyril Chabanier, a estimé qu’une hausse au 1er décembre « semble bien envisagée », rapporte Planet.fr.

Les syndicats jugent une simple avance insuffisante. La CFDT de Marylise Léon réclame 100 euros nets de plus par mois. La CGT de Sophie Binet demande une hausse de 10 % et l’indexation de tous les salaires sur les prix.

Côté employeurs, le Medef s’inquiète du coût du travail. Dans un communiqué commun du 23 octobre, le Medef, U2P et Les Entrepreneurs dénoncent surtout les mesures du budget de la Sécurité sociale sur les allègements de cotisations. Ils les chiffrent à plus de 11 milliards d’euros, selon TPE Actu.

Et maintenant ?

Deux dates comptent : le 30 octobre, avec la première estimation de l’inflation d’octobre, et le 5 novembre, jour de mobilisation intersyndicale avant lequel le gouvernement doit trancher, selon Planet.fr. En l’absence de décision, la revalorisation annuelle s’appliquera comme chaque année au 1er janvier 2027.

Cet article a été préparé avec l'aide d'outils d'IA à partir des sources citées ci-dessus, puis relu par notre rédaction avant publication. Lire notre charte éditoriale