Wall Street chute le 30 octobre 2026 : pourquoi Intel et la peur sur l'IA ont fait plonger le Nasdaq
Le Nasdaq a perdu 2,86 % le 30 octobre 2026, sa pire séance depuis juin. Intel a chuté de près de 29 % et les dépenses dans l'IA inquiètent les investisseurs.

L’essentiel : Wall Street a fortement reculé le vendredi 30 octobre 2026, le Nasdaq perdant 2,86 %, sa plus forte baisse en une séance depuis le 5 juin, selon Reuters. L’action Intel a chuté de près de 29 % après une prévision décevante, et les investisseurs doutent de plus en plus que les dépenses massives dans l’intelligence artificielle soient vite rentables. Les trois grands indices ont fini la semaine en baisse.
Que s’est-il passé vendredi à Wall Street ?
| Indice | Clôture | Variation |
|---|---|---|
| Dow Jones | 51 770,31 points | -1,09 % |
| S&P 500 | 7 580,07 points | -1,82 % |
| Nasdaq Composite | 25 437,00 points | -2,86 % |
Source : Reuters, à la clôture.
Parmi les plus fortes baisses, Reuters relève Intel (-28,6 %), AMD (-10,9 %), Dell (-10,8 %) et HP (-9,6 %). Nvidia a perdu 4,2 %.
Le Nasdaq se retrouve 7,8 % sous son record de clôture du 6 octobre. L’indice des semi-conducteurs a reculé de 7,2 % sur la journée et de plus de 15 % sur le mois, ajoute Reuters. Sur octobre, le S&P 500 et le Nasdaq sont en baisse, tandis que le Dow Jones gagne du terrain.
Pourquoi Intel a-t-il perdu près de 29 % ?
Intel a publié jeudi soir une prévision de bénéfice pour le quatrième trimestre inférieure aux attentes des analystes, explique l’agence AP. Son directeur général, Lip-Bu Tan, a évoqué une industrie du PC toujours sous pression. C’est la pire séance du titre depuis 1974, selon l’AP.
Le résultat du dernier trimestre était pourtant meilleur que prévu, ce qui montre que le marché a sanctionné les perspectives plutôt que le passé. Sur neuf mois, Intel affiche toutefois une perte nette de 11,6 milliards de dollars, contre un bénéfice de 359 millions un an plus tôt, selon EFE.
Pourquoi l’IA inquiète-t-elle les investisseurs ?
Parce que les factures arrivent avant les revenus. Selon l’AP, Amazon a brûlé 42,4 milliards de dollars de trésorerie sur les douze derniers mois, avec 94,8 milliards de dépenses en immobilisations, surtout pour l’IA. Son bénéfice de l’été a déçu, et l’action a fini en baisse de 1,4 % après avoir réduit ses pertes en séance.
La veille, Alphabet avait perdu plus de 12 %, sa pire séance jamais enregistrée, après avoir indiqué qu’il avait consommé plus de trésorerie cet été qu’au printemps, en citant ses investissements dans l’IA, rapporte l’AP. Le groupe venait pourtant de publier des résultats en forte hausse.
« Cette semaine, et pas seulement aujourd’hui, a vraiment porté sur l’avenir de l’IA », a résumé Oliver Pursche, de Wealthspire Advisors, cité par Reuters. Joe Tigay, gérant chez Equity Armor Investments, parle dans une note citée par l’AP d’un passage de « la phase des espoirs et des rêves » à la phase où il faut montrer des résultats.
Tout le marché a-t-il baissé ?
Non. Exxon Mobil et Chevron ont dépassé les attentes de bénéfices et gagné 2,2 % et 2,8 %, selon Reuters, alors que le pétrole progressait. L’AP cite aussi la hausse de valeurs défensives comme Mondelez et Colgate-Palmolive.
Le secteur des cryptomonnaies a souffert pour une autre raison. Coinbase, Strategy et Robinhood ont perdu entre 7,2 % et 10,6 % après des informations faisant état du vol de 6,3 milliards de dollars chez Binance, selon Reuters.
Les résultats des entreprises sont-ils mauvais ?
Pas dans l’ensemble, et c’est ce qui rend cette baisse particulière. Selon les données LSEG citées par Reuters, 299 entreprises du S&P 500 ont publié leurs résultats du troisième trimestre et 82 % ont dépassé les attentes. Les analystes prévoient une hausse des bénéfices de 31,6 % sur un an.
« Les entreprises qui tiennent les attentes très élevées qui ont été fixées s’en sortent bien », a noté Oliver Pursche. Le marché ne rejette donc pas toute la technologie : il réclame désormais des preuves que ces investissements rapporteront.
Cet article a été préparé avec l'aide d'outils d'IA à partir des sources citées ci-dessus, puis relu par notre rédaction avant publication. Lire notre charte éditoriale



