Élections en Israël : ni Netanyahu ni Eisenkot n'obtient de majorité, les partis arabes en position clé

Après les législatives du 27 octobre 2026, le bloc de Netanyahu obtiendrait 53 sièges et celui d'Eisenkot 48. Les partis arabes atteignent un record.

La façade de la Knesset, le Parlement israélien, à Jérusalem
Photo : Clema12 / Wikimedia Commons, CC BY-SA 4.0

L’essentiel : Les élections législatives du mardi 27 octobre 2026 en Israël n’ont pas dégagé de majorité. Avec environ 90 % des bulletins dépouillés, le bloc du Premier ministre Benyamin Netanyahou obtiendrait 53 sièges et celui de Gadi Eisenkot 48, loin des 61 nécessaires sur 120. Les partis arabes atteignent un record de 19 sièges. Les résultats officiels définitifs sont attendus le 4 novembre.

Quels sont les résultats provisoires ?

Selon le décompte de la Commission électorale centrale relayé par The Times of Israel, le Likoud de Netanyahou reste le premier parti, devant Yashar!, le parti d’Eisenkot.

Parti Bloc Sièges (projection à 90 %)
Likoud (Netanyahou) Netanyahou 26
Yashar! (Eisenkot) Eisenkot 21
B’Yachad (Bennett et Lapid) Eisenkot 12
Liste unifiée Partis arabes 12
Les Démocrates Eisenkot 8
Otzma Yehudit (Ben Gvir) Netanyahou 7
Shas Netanyahou 7
Judaïsme unifié de la Torah Netanyahou 7
Raam (Mansour Abbas) Partis arabes 7
Israël Beitenou (Lieberman) Eisenkot 7
Sionisme religieux (Smotrich) Netanyahou 6

Le bloc de Netanyahou recule nettement : il détient 68 sièges dans la Knesset sortante. Les sondages de sortie des urnes donnaient le bloc d’Eisenkot en tête de deux ou trois sièges, mais le dépouillement a inversé l’ordre, selon The Times of Israel.

Les chiffres peuvent-ils encore changer ?

Oui. Il reste à compter les bulletins dits « à double enveloppe », ceux des soldats, des diplomates, des détenus et des électeurs qui n’ont pas voté dans leur bureau. The Times of Israel en estime le nombre entre 430 000 et 480 000. Un siège représentant environ 40 000 voix, ces bulletins peuvent modifier la répartition. Leur dépouillement devait se terminer jeudi 29 octobre, avant les vérifications et la proclamation officielle du 4 novembre.

Qui peut former un gouvernement ?

Aucun bloc n’a de chemin évident vers 61 sièges. Les partis arabes, Liste unifiée et Raam, pourraient faire basculer la majorité. Mais toutes les formations du bloc d’Eisenkot, à l’exception des Démocrates, ont exclu de gouverner avec eux, selon The Times of Israel. En attendant, Israël pourrait rester dirigé par un gouvernement de transition.

Que disent les candidats ?

Chaque camp revendique un message des urnes. « Le public a choisi le changement », a déclaré Gadi Eisenkot, selon Ynetnews. Benyamin Netanyahou a appelé « la majorité sioniste » à « reprendre ses esprits et s’unir ». Le Likoud a affirmé que l’élection avait été « volée par les partis arabes », une accusation rejetée par la police et la Commission électorale centrale, rapporte Al Jazeera.

Côté arabe, le président de la Liste unifiée, Youssef Jabareen, a écrit que « le changement passe par un partenariat judéo-arabe, un partenariat réel et égal ». La participation des électeurs arabes a atteint un niveau record, autour de 80 % selon Al Jazeera.

Cet article a été préparé avec l'aide d'outils d'IA à partir des sources citées ci-dessus, puis relu par notre rédaction avant publication. Lire notre charte éditoriale