Le colloque et la manifestation du collectif Objectif Remigration interdits ce week-end en Île-de-France
Le préfet de police de Paris et celui des Hauts-de-Seine ont interdit deux rassemblements d'extrême droite prévus les 31 octobre et 1er novembre 2026.

L’essentiel : Le préfet de police de Paris et le préfet des Hauts-de-Seine ont interdit, le jeudi 29 octobre 2026, deux rassemblements prévus ce week-end par le collectif d’extrême droite Objectif Remigration. Le premier est un colloque prévu le samedi 31 octobre au Plessis-Robinson, le second une manifestation prévue le dimanche 1er novembre à Paris. Les arrêtés ont été pris à la demande du ministre de l’Intérieur, Laurent Nuñez, en raison de risques de troubles à l’ordre public après l’attentat de Trappes.
Qu’est-ce qui a été interdit ?
Deux arrêtés ont été pris le 29 octobre, selon franceinfo et Le Club des juristes :
| Événement | Date | Lieu | Autorité |
|---|---|---|---|
| Colloque sur la « remigration » | Samedi 31 octobre 2026 | Le Plessis-Robinson (Hauts-de-Seine) | Préfet des Hauts-de-Seine |
| Manifestation | Dimanche 1er novembre 2026 | Paris | Préfet de police de Paris |
Selon BFMTV, l’Autrichien Martin Sellner, figure du mouvement identitaire radical, devait aussi dédicacer son livre Remigration le vendredi 30 octobre à Paris. Les articles consultés ne disent pas si cette séance de dédicace est concernée par une interdiction.
Pourquoi ces interdictions ?
D’après la préfecture de police, citée par franceinfo, les arrêtés ont été pris « à la demande du ministre de l’Intérieur, au regard des risques de troubles à l’ordre public notamment à la suite de l’attentat de Trappes ».
Le vendredi 23 octobre, vers 10 h 30, un homme a tiré depuis une voiture sur des passants à Trappes et à La Verrière, dans les Yvelines. Un homme de 26 ans a été tué et cinq personnes ont été blessées, dont une fillette de 12 ans, selon Euronews. Emmanuel Macron a qualifié les faits d’« attentat terroriste raciste ». Le Parquet national antiterroriste a ouvert une information judiciaire, selon Le Club des juristes. Le suspect, âgé de 39 ans, a été transféré à l’infirmerie psychiatrique de la préfecture de police pour une période d’observation, selon Euronews.
Qui est derrière Objectif Remigration ?
Franceinfo décrit Objectif Remigration comme un collectif d’« extrême droite radicale ». Selon le média, il réunit des héritiers de Génération identitaire et des néonazis membres du Comité du 9 mai.
Le mot « remigration » désigne, à l’extrême droite, une politique d’expulsion massive d’étrangers, explique franceinfo.
Comment ont réagi les élus et les associations ?
Avant l’interdiction, une vingtaine d’organisations, surtout locales, avaient dénoncé ces rassemblements dans un communiqué publié le mercredi 28 octobre, selon BFMTV. Parmi elles figuraient Plessis Insoumis, NousToutes92 et Utopia56. Cinq syndicats des Hauts-de-Seine (CFDT, CGT, FO, FSU et Solidaires) réclamaient « l’annulation de cet événement ».
La France insoumise a qualifié ces rendez-vous de « néofascistes ». Le maire de Paris, Emmanuel Grégoire, avait demandé au préfet de police d’évaluer les risques et d’interdire les rassemblements si les conditions légales étaient réunies, rapporte BFMTV.
Que va-t-il se passer ce week-end ?
Avant les interdictions, plusieurs contre-rassemblements avaient été annoncés, selon BFMTV :
- vendredi à 16 h 30, devant une librairie du 6e arrondissement de Paris, contre la dédicace de Martin Sellner ;
- samedi matin au Plessis-Robinson, devant la Maison des arts, à l’appel notamment de la CGT 92 ;
- dimanche à Paris, à l’appel de la vingtaine d’organisations signataires.
À ce stade, les sources consultées ne mentionnent pas de recours des organisateurs contre les arrêtés.
Cet article a été préparé avec l'aide d'outils d'IA à partir des sources citées ci-dessus, puis relu par notre rédaction avant publication. Lire notre charte éditoriale


